Annoncé par le Président de la République en personne le 26 mai 2020, le plan de relance automobile de 8 milliards d’euros s’inscrit dans une volonté d’accompagner la transition énergétique. Les aides de l’Etat se concentrent principalement sur les véhicules les plus respectueux de l’environnement avec une entrée en vigueur rapide au 1er juin 2020.

Le bonus écologique revalorisé et élargi

A compter du 1er juin 2020, le bonus écologique des véhicules électriques évolue fortement par rapport au dispositif précédent. Voici les nouveaux montants :

  • 7 000 € pour les particuliers  soit + 1 000 €
  • 5 000 € pour les entreprises soit + 2 000 €

Les véhicules hybrides rechargeables, délaissés par la précédente loi de finances, sont dorénavant concernés par le bonus écologique. Son montant est de 2 000 € pour les véhicules dont le prix TTC remisé est inférieur à 50 000 € et l’autonomie électrique en ville supérieure à 50 km. Le taux de CO2 devra être inférieur à 50 g.

Une prime à la conversion exceptionnelle

La prime à la conversion est également un élément clef du plan de relance. Son dispositif est élargi et son montant augmenté. Pour autant, seuls les 200 000 premiers clients seront éligibles donc ne tardez pas !

Quels vieux véhicules sont concernés ?

Le nouveau dispositif concerne désormais les véhicules Crit’Air 3 en complément du Crit’Air 4. En résumé, il s’adresse à :

  • tous les véhicules essence immatriculés avant le 01/01/2006,
  • tous les véhicules diesel immatriculés avant le 01/01/2011.
Quelles aides pour les véhicules thermiques ?

Pour les véhicules essence ou diesel, la prime est dorénavant de 3 000 €. Elle concerne uniquement les particuliers dont le revenu fiscal est inférieur à 18 000 €. Les critères à respecter sont :

  • achat d’un véhicule essence neuf ou d’occasion Crit’Air 1 dont le taux de CO2 est de moins de 109 g en NEDC et 137 g en WLTP,
  • achat d’un véhicule essence neuf ou occasion Crit’Air 2 dont le taux de CO2 est de moins de 109 g en NEDC et 137 g en WLTP immatriculé après le 01/09/2019,
  • La valeur du véhicule ne doit pas dépasser 50 000 €.
Quelles aides pour les véhicules électriques ?

Pour les véhicules électriques, la prime passe à 5 000 € pour les particuliers dont le revenu fiscal est inférieur à 18 000 €. Les autres ménages et les entreprises bénéficient d’une prime de 2 500 €. Quelle qu’en soit la situation, le montant du véhicule acheté ne doit pas dépasser 60 000 €.

A noter : les VUL électriques bénéficient d’une prime de 5 000 € sans conditions. 

Et pour les véhicules hybrides rechargeables ?

Pour ces derniers, la prime s’adresse uniquement aux véhicules dont le taux de CO2  est inférieur à 50 g. Le montant d’aide est varie selon l’autonomie électrique du véhicule en ville :

  • si l’autonomie électrique est supérieure à 50 km : la prime est de 5 000 € pour les particuliers dont le revenu fiscal est inférieur à 18 000 €. Elle atteint 2 500 € pour les ménages non concernés et les entreprises,
  • si l’autonomie électrique est inférieure à 50 km : la prime est de 3 000 € pour les ménages dont le revenu fiscal est inférieur à 18 000 €. Elle passe à 1 500 € lorsque vous dépassez ces conditions ainsi que pour les entreprises.
Les Zones à Faibles Émissions ( ZFE) favorisées

Les ZFE ne sont pas oubliées par le dispositif.  Le montant de l’aide de la collectivité locale est doublé dans la limite de 1 000 € par prime. Ainsi, le montant total pourra être de 2 000 €. Les particuliers habitant ou travaillant en ZFE, ainsi que et les entreprises avec un établissement en ZFE, sont éligibles. Consultez la carte des ZFE ici.

Comment bénéficier de la prime à la conversion ?

Votre demande doit être saisie sur le site du gouvernement afin que la prime vous soit versée.

Tout d’abord, il faut se dire que sous cet acronyme se cache une nouvelle norme. Nul doute que cette dernière, la norme WLTP, vient bouleverser la stratégie de certains constructeurs. Et, même, changer drastiquement vos choix automobiles.

Qu’ est ce que WLTP ?

Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure (WLTP) est une norme mondiale d’homologation des véhicules. Désormais, elle succède à la norme New European Driving Cycle (NEDC). Elle met en place un mode de calcul qui permet de calculer les émissions de CO₂ plus proches de celles des conditions réelles d’utilisation des conducteurs. Ainsi, les valeurs calculées peuvent être utilisées au niveau mondial et être plus facilement comparées entre pays. Mentionnons que cette norme est appliquée en France depuis le 1er mars 2020.

De NEDC à WLTP : qu’est ce qui change ?

Globalement, pour obtenir des données plus proches de l’utilisation réelle des véhicules, la procédure de test WLTP est différente de la précédente norme : augmentation de la durée et de la distance du test, de la vitesse moyenne et maximale … D’ailleurs, vous trouverez ci-dessous un comparatif précis :

NEDCWLTP
Type de testCycle de test uniqueCycle de test dynamique plus représentatif des conditions réelles de conduite
Durée du test20 min30 min
Distance parcourue11 km23,2 km
Types de parcours de conduite2 types, 66% urbain et 34% non urbain4 types plus dynamiques, 52% urbain et 48% non urbain
Vitesse moyenne34 km/h46,5 km/h
Vitesse maximum120 km/h131 km/h
Prise en compte des options du véhiculeAucuneChaque option du véhicule est prise en compte. Chaque véhicule peut donc avoir un CO₂ différent selon ses options.
Changements au niveau de la boite de vitessesLes changements de vitesse sont prédéfinis à des points de passage fixes.Les changements de vitesse sont différents selon chaque type de véhicule.
Température extérieure du testEntre 20 et 30 ℃Mesures réalisées à 23℃ et valeurs CO₂ corrigées à 14℃
Source : WLTPfacts.eu

Ainsi, les émissions de CO₂ calculées sont plus proches de la réalité. Elles sont en moyenne 25% plus élevées en WLTP qu’en NEDC. Cette différence a été intégrée dans la loi de finances 2020. Par conséquent, il existe deux barèmes. Le premier est pour le véhicule immatriculé sous NEDC. Le second est pour celui immatriculé sous WLTP. A titre d’exemple, la grille de malus écologique a été revu de 110g en NEDC à 138g en WLTP.

Quoi qu’il en soit, au cours de votre choix de véhicule, veillez à bien identifier le CO₂ associé au modèle et aux options sélectionnées.