Le déploiement des ZFE (Zones à Faibles Emissions) a déjà commencé dans certaines villes et va s’accentuer dans les années à venir. Pour anticiper vos futurs déplacements dans ces zones et ajuster votre car policy ( politique automobile d’entreprise) en conséquence, voici un tour d’horizon des villes concernées et des restrictions opérées.

Qu’est-ce qu’une ZFE ?

Les ZFE ou Zones à Faibles Émissions est une zone qui a été créée pour protéger les habitants d’une zone où la pollution de l’air est importante. Ainsi, seuls les véhicules les moins polluants, identifiés par leur vignette Crit’air, ont l’autorisation d’y circuler.

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Ce sont les communes qui fixent les règles de période, les types de véhicules et le niveau de vignette crit’air acceptée.  Ainsi, chaque ZFE a un périmètre, qui lui est propre, avec des règles qui peuvent être parfois complètement différentes. A noter que dans certains cas il peut y avoir des regroupements pour rendre plus lisible les critères d’une zone : exemple la métropole du Grand Paris, la métropole de Grenoble …

En cas de circulation avec un véhicule non autorisé dans une ZFE, vous risquez une amende forfaitaire de 68€.

Les villes déjà concernées

Aujourd’hui, il existe en France 8 ZFE ou Zones à Faibles émissions :

1. l’agglomération parisienne (77 communes dont Paris)

Vous trouverez ci-après la carte des communes concernées consultable sur le site dédié de la métropole du Grand Paris.

Ainsi, les véhicules non classés et Crit’Air 5 et 4 sont déjà aujourd’hui interdits, dans la ZFE  de la métropole du Grand Paris, du lundi au vendredi de 8 à 20h pour tous les véhicules hormis les poids lourds où l’interdiction est 7j/7j de 8h à 20h. En 2024, cette interdiction sera étendue à la catégorie CritAir 2 (tous les diesels, y compris les plus récents, et les essences d’avant 2011). L’objectif est d’avoir 100% de véhicules propres d’ici 2030.

2. la Métropole de Grenoble (27 communes dont Grenoble)
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Cette ZFE concerne uniquement les véhicules utilitaires légers et les poids lourds .

Le calendrier de mise en place est le suivant :

  • 1er juillet 2020 : interdiction de circuler pour  les véhicules utilitaires légers et poids lourds  « non classés », classés Crit’Air 5  et 4 
  • 1er juillet 2022 : extension de l’interdiction aux véhicules Crit’Air 3
  • 1er juillet 2025 : extension de l’interdiction aux véhicules Crit’Air 2. 

À cette échéance, l’accès à la ZFE sera réservé aux véhicules utilitaires légers et poids lourds équipés de vignettes Crit’Air 1 et électriques.

3. la métropole de Lyon
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A Lyon, la ZFE concerne les véhicules en circulation et en stationnement ce qui est très différenciant par rapport aux autres ZFE.

Le calendrier de mise en place est le suivant :

  • 1er septembre 2022: interdiction pour tous les véhicules Crit’Air 5 ou « Non classé ». A noter que pour les professionnels, la circulation et le stationnement resteront autorisés pour les véhicules utilitaires légers et poids lourds munis d’une vignette Crit’Air verte, 1 ou 2. Concrètement, les entreprises pourront encore circuler et stationner en voiture diesel récente. 
  • Entre 2023 et 2026, l’interdiction sera étendue aux véhicules classés Crit’Air 4, 3 puis 2 mais sans plus de précision à ce stade. 

L’objectif à l’horizon 2040 est la sortie du diesel.

4. Rouen-Normandie (12 communes)

Comme à Grenoble, seuls les VUL et poids lourds avec une vignette Crit’Air 4 ou 5 ou « non classé » sont concernés depuis le 3 janvier 2022 à la seule différence que cela concerne uniquement les personnes morales. Pour les particuliers, il faudra attendre le 1er septembre 2022. A cette date, les véhicules avec une vignette Crit’Air 4 ou 5 ou « non classé » ne pourront plus circuler et stationner dans la ZFE.

5. Reims

Reims a mis en place une ZFE qui concerne tous les véhicules depuis le 1er janvier 2022 avec une progressivité comme dans beaucoup d’autres villes. Vous trouverez ci-dessous tous les détails. A noter que les diesel récents pourront encore circuler au 1er janvier 2024.

6. Nice-Côte d’Azur

Lancée le 31 janvier 2022, la ZFE de Nice se concentre pour le moment sur les poids lourds , bus et autocars. Ceux classés en Crit’Air 5 sont interdits de circuler dans la ZFE.

Au 1er janvier 2023, cela s’étendra aux poids lourds en Crit’Air 4 et aux véhicules légers en Crit’Air 5, sauf les deux et trois roues motorisés et les véhicules portant une carte mobilité inclusion.

Enfin au 1er janvier 2024, l’interdiction touchera les poids lourds en Crit’Air 3 et les véhicules légers  en Crit’Air 4 et 5.

7. Toulouse

À Toulouse, le calendrier de la ZFE est le suivant : 

  • 1er mars 2022 :  interdiction des véhicules utilitaires légers et poids lourds vignette Crit’Air 5 et non classés
  • 1er septembre 2022 : extension aux mêmes véhicules utilitaires et les poids lourds certifiés Crit’Air 4
  • 1er janvier 2023 : tous les véhicules motorisés certifiés Crit’Air 4, 5 et non-classés
  • 1er janvier 2024 : tous les véhicules motorisés jusqu’au Crit’Air 3

8. Saint-Etienne

Suivant l’exemple de Grenoble et Rouen, la ZFE se concentre uniquement sur les poids lourds et les véhicules utilitaires légers avec une mise en place progressive :

  • 31 janvier 2022 : interdiction de circulation pour les poids lourds et véhicules utilitaires non-classés 
  • 1er janvier 2025 : extension aux mêmes véhicules ayant une vignette Crit’Air 4 et 5.
  • 1er janvier 2027 : interdiction étendue  aux véhicules Crit’Air 3.

Et après ? D’ici à 2025, le nombre total de ZFE sera porté à 43 avec notamment la création des ZFE dans les agglomérations françaises de plus de 150 000 habitants.

Les aides proposées

Afin d’accompagner les automobilistes dans cette transition, il existe les dispositifs de prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule moins polluant, les aides régionales ou le bonus écologique. Ce dernier est versé pour l’achat ou le leasing d’un véhicule 100% électrique ou hybride rechargeable.

Enfin, le gouvernement entend déployer le leasing social pour aider les ménages les plus modestes à l’acquisition d’un véhicule 100% électrique.

Si vous souhaitez optez pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable en leasing, n’hésitez pas à nous consulter ici .

Le développement croissant des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables a mis au centre des débats le sujet de la recharge des véhicules. En effet, comme toute nouveauté majeure, il y a une période d’adaptation et il est utile de rappeler les bonnes pratiques pour éviter de tomber dans certains clichés. Tour d’horizon de 3 idées reçues sur la recharge électrique.

Idée reçue n°1 : recharger son véhicule, c’est cher. FAUX

Il faut savoir que le prix du kwh en France en 2022 est de 0.1740 € TTC aux tarifs réglementés d’EDF pour les puissances de comptes les plus courantes à savoir 6kVA ou 9 kVA.

A titre d’exemple, un véhicule électrique du type Tesla Model 3 Grande Autonomie consomme 16 kWh/100 km. Ainsi, vous aurez dépensé 16.76€ TTC pour recharger à 100% la batterie et parcourir les 602 km annoncés par le constructeur. Cette économie demeure substantielle même si on fait l’exercice de comparer avec l’autonomie d’un réservoir des véhicules thermiques diesel ( entre 800 à 900 km). Ce gain est d’ailleurs renforcé avec le prix du carburant aujourd’hui. De plus, il est important de préciser que professionnels peuvent récupérer 100% de la TVA sur l’électricité. Pour cela, n’hésitez pas à vous référer à notre article sur la loi de finances.

Si vous avez installé une prise renforcée de type Green’up ou une borne de recharge à votre domicile, il faut bien sûr prendre en compte l’installation de cet élément dans le calcul total.

A noter qu’avec un véhicule électrique ou hybride rechargeable, il est important de programmer les temps de recharge (du début à la fin). En effet, rester branché sur une borne de recharge alors que la charge est terminée (phénomène du “véhicule ventouse”) peut coûter cher car vous bloquez les autres utilisateurs. En effet, le coût à la minute peut être majoré une fois le chargement terminé. Chaque fournisseur définit ses règles. Ainsi, il en est de même pour les tarifs de recharge sur autoroute qui sans abonnement sont complètement différents selon les opérateurs. Donc ici la règle est la même que pour un véhicule thermique : il faut comparer les prix.

Enfin, saviez-vous qu’il existe certaines bornes de recharge gratuite en France ? C’est souvent le cas dans les hypermarchés ou pour les bornes municipales. Pour les trouver, rien de plus simple. télécharger l’application Chargemap.

Idée reçue n°2 : recharger son véhicule, c’est compliqué. FAUX

Aujourd’hui,  grâce aux applications développées par les constructeurs ou experts du métier (type Chargemap), vous pouvez facilement :

  • planifier vos trajets et recharges 
  • connaître la disponibilité des bornes
  • avoir les prix pratiqués par les opérateurs

Ainsi, vous avez toutes les cartes en main pour outrepasser les idées reçues sur la recharge électrique.

Idée reçue n°3 : recharger son véhicule, c’est long. FAUX

Le temps de la recharge dépend du type de prise ou de la puissance de la borne que vous utilisez (7 kW, 11kW, 22 kW…). Ainsi, vous mettrez selon votre véhicule de 24 à 30 heures pour vous recharger sur une prise renforcée alors que cela ne vous prendra que quelques minutes sur une borne de recharge rapide.

Point important selon votre usage notamment si vous roulez beaucoup sur autoroute, il est nécessaire de bien choisir votre véhicule selon sa capacité de recharge sur borne rapide. En effet, et pour les usagers pressés, il y a des différences selon les véhicules.

Par exemple, pour deux véhicules équivalents :  une kia Ev6 77 kWh recharge en 22 minutes ( de 20% à 80%) sur une borne 150 kW alors qu’un Skoda Enyaq équivalent mettra 5 minutes de plus.

Vous souhaitez engager une démarche de transition vers le véhicule électrique ou hybride rechargeable et avez besoin de conseils, n’hésitez pas à nous solliciter ici .

Soyons pragmatiques : pas de borne, pas de développement du véhicule électrique. Le nombre d’infrastructures de recharge sur le réseau autoroutier est un levier incontournable pour accélérer son déploiement.

Carte déploiement des bornes de recharge rapide en France sur autoroutes (source : Ministère des transports)

Aussi, dans un décret publié le 14 février 2021 , le gouvernement met en place une aide de 100 millions d’euros pour développer les bornes de recharge rapide sur les 440 aires de service du réseau français. Les aires nouvellement équipées devraient ainsi comporter au minimum 4 points de recharge rapide dont deux d’une puissance de 150 Kw permettant une recharge en moins de 20 minutes. 

La carte ne montre que les aires de service d’autoroutes concédées qui vont être équipées. Néanmoins, les routes nationales et autoroutes non concédées seront également équipées. Ainsi, la Bretagne ne sera pas en reste et aura des bornes de recharge rapide.

Ce nouveau dispositif permet de pallier la fermeture en février dernier, en raison de problèmes techniques, du réseau Corri-Door (appartenant à EDF). Il représentait 70% des points de recharge (soit environ 200 bornes). Ainsi, il sera possible de réaliser des grandes distances avec un véhicule électrique en surmontant la crainte de la pénurie de bornes.

L’installation des bornes dans les copropriétés sera un levier additionnel à la démocratisation de cette motorisation. Dans le cadre de la loi Climat, le gouvernement souhaite accélérer également l’installation des bornes dans les immeubles en copropriété. Pour cela, il souhaite faciliter la prise de décision (à la majorité simple) et le financement alternatif selon lequel seuls « les utilisateurs des infrastructures prendront en charge le remboursement des bornes ». A suivre !

Quelles sont les différentes formes d’hybridation ? Leurs avantages ? Aujourd‘hui, nous pouvons observer une augmentation du nombre de modèles commercialisés en version hybride. Face à cette offre grandissante, et à une multitude de terminologies utilisées par les constructeurs, que se cache réellement derrière cette motorisation appelée hybride ?  Nous vous proposons un tour d’horizon des technologies qui se cachent derrière les différents types de véhicules hybrides.

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Le véhicule électrique et son empreinte écologique font souvent débat. Ceci ne facilite pas le choix des clients particuliers comme entreprises. Or, d’après l’étude menée en avril 2020 par l’ONG Transport et Environnement, les véhicules électriques émettent, en moyenne en Europe, trois fois moins de C0₂ que leurs équivalents essence et diesel. Le résultat est donc sans appel. Mais, comment est ce possible ? Quel est le bilan carbone du véhicule électrique ?

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